Différents types de joueurs

« Existe-t-il différents types de joueurs ? »

Pour une majorité de personnes, jouer à des jeux de hasard et d’argent représente une activité divertissante et agréable parmi d’autres, sans conséquences particulières.

Toutefois, certains d’entre nous expérimentent une perte de contrôle plus ou moins progressive de leurs habitudes de jeu, avec pour conséquence des difficultés qui peuvent s’avérer très sérieuses.

Le schéma page 12 représente les différents comportements de jeu que l’on peut observer dans la population générale. Il est inspiré du système de classification développé par Shaffer, Hall et Vander Bilt (1999).

L’absence de jeu concerne évidemment les personnes qui ne jouent pas aux jeux de hasard et d’argent.

On parle de jeu récréatif pour définir un comportement de jeu qui ne pose pas de problème particulier. Les personnes qui jouent de manière récréative considèrent le jeu comme un divertissement. Elles jouent occasionnellement, tiennent compte de leurs possibilités financières et savent mettre un terme à leur jeu de manière contrôlée. Elles acceptent de perdre l'argent misé et ne rejouent pas pour essayer de récupérer leur mise.

On parle de jeu problématique pour définir un comportement de jeu qui entraîne un certain nombre de conséquences négatives. Ces conséquences peuvent être de natures financière, familiale, professionnelle, sociale et/ou psychologique. Le joueur a tendance à augmenter les mises jouées. Il lui arrive de jouer plus d’argent, plus souvent, plus longtemps que prévu et dans l’espoir de "se refaire", c’est-à-dire de récupérer l’argent perdu. Le risque de passer à un jeu pathologique est augmenté. Les données épidémiologiques suisses suggèrent qu'environ 2.2 % de la population adulte présente un jeu problématique à un moment ou à un autre de sa vie.

Le jeu pathologique implique un niveau de sévérité supérieur. Les personnes qui présentent un jeu pathologique rencontrent de sévères difficultés à contrôler leur comportement de jeu, multipliant les conséquences négatives. Le jeu devient alors une préoccupation constante qui envahit les relations familiales, sociales et/ou professionnelles. Il n’est pas rare que des troubles émotionnels se développent (dépression, anxiété), pouvant aller jusqu’à des idées suicidaires. Les personnes qui présentent un jeu pathologique empruntent fréquemment de l'argent pour jouer ou payer leurs dettes contractées au jeu. Les données épidémiologiques suisses suggèrent qu'environ 1,1 % de la population adulte présente un jeu pathologique à un moment ou à un autre de sa vie.

Le terme de jeu excessif englobe à la fois le jeu problématique et le jeu pathologique.

 

bandeau bottom CJE - Centre du jeu excessif UNIGE - Université de Genève IMSP - Institut de Médecine Sociale et Préventive CHUV - Centre Hospitalier Universitaire Vaudois

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